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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 15:01


Assis sur son vieux cheval, la tête au soleil, les cheveux dans le vent, un chiffonnier se lamentait.
- Quelle triste vie est la mienne !  tous les jours que Dieu fait , je parcours la contrée en tous sens. Qu’il pleuve, qu’il vente, et tout cela pour gagner trois sous en échange de mes pilous. Ah ! Si j’étais marin, si j'étais marin je partirais à l’aventure sur de lointains océans,  je découvrirais des terres nouvelles et qui sais ? je reviendrais couvert de gloire.
Soudain ! venant de nulle part apparut devant lui un curieux personnage, un Korrigan.
- Bonjour l'ami ! Tu me sembles bien triste et je veux faire quelque chose pour toi. Que ton souhait devienne donc réalité.
Une brume épaisse se mit à monter et notre ami fut emporté par une énorme rafale de vent.
- Ma Doué, je vais mourir, cria t’il avant de sombrer dans un profond sommeil.
Quand il ouvrit les yeux, le korrigan avait disparu, son cheval, les monts d’Arrée, la lande aussi. Il se trouvait à la barre d’un magnifique voilier dont la proue fendait les flots avec grâce.
Son vœux était réalisé et notre homme était heureux. Son bonheur fut cependant de courte durée. Les voiles se mirent à claquer, le ciel s’obscurcit et la tempête se déchaîna.
Battu par le vent, le navire dansait sur les flots, chaque vague lui arrachait un morceau et notre ami se lamentait.
- J’aurais mieux fait de faire le vœux d’être armateur, ceux - là ne risquent pas de périr noyés, pour eux la richesse et pour le pauvre marin le danger.
Il n’avait pas fini sa phrase qu’à nouveau la brume monta, le vent se leva.
La mer avait disparu, il était maintenant assis derrière un splendide bureau de chêne.
- Armateur, je suis armateur, quel bonheur.
Tout à coup un homme entra dans la pièce tout essoufflé.
- Maître, maître ! J’ai de terribles nouvelles: votre bateau a sombré et nous avons perdu hommes et marchandises.
Au dehors des cris retentissaient-
- que se passe t’il encore ? Demanda notre ami.
-Ce sont les veuves de nos marins qui crient vengeance, ce sont les marchands qui viennent réclamer le paiement des marchandises perdues, ce sont les gens d’armes qui viennent vous saisir.
Notre homme enfouit son visage dans ses mains et à nouveau se lamenta.
- Pauvre de moi, moi qui ne voulais qu’un peu de bonheur.
La brume monta, le vent se leva et ... Assis sur son vieux cheval, la tête au soleil les cheveux dans le vent, un homme riait.
L’HOMME LE PLUS HEUREUX DU MONDE.

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  • : Penn Bazh bâton Breton
  • Penn Bazh bâton Breton
  • : Les Bretons brandissaient leurs terrible penn-bazh ! Je ne sais plus de quel ancien livre j'avais tiré cette phrase mais ce fut le début d'une belle aventure.
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