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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 09:04


Ce jour là j’avais décidé de passer la soirée dans les monts d’Arrée, plus précisément au Youdig une auberge réputée pour sa potée Bretonne et ses veillées contées.

Comme à mon habitude j’étais arrivé trop en avance, car l’auberge n’avait pas encore ouvert ses portes. Je décidais donc de profiter du paysage et de faire une petite balade pour m’ouvrir l’appétit. J’empruntais un joli sentier bordé de genêts, qui descendait vers le lac de Brennilis, puis je longeais un moment ses rives avant de m’enfoncer dans la lande et de pénétrer la forêt toute proche. Tandis qu'à l'horizon, s'éteignaient les derniers rougeoiements de l'astre solaire, le voile sombre de la nuit envahissait peu à peu les monts d’Arrée. Sur le petit sentier qui n'en finissait pas, je réalisais que le soir tombait et qu’il était urgent de rebrousser chemin. Faisant demi-tour, je pensais à l'agaire, l'herbe magique des temps anciens. On disait que les malheureux qui l'avaient foulée de leurs pieds, étaient condamnés à errer en rond jusqu’à la fin des temps.

Il faisait maintenant très sombre dans le sous-bois et les arbres bordant le chemin creux avaient pris une forme irréelle. Quelle mouche m'avait donc piqué pour me promener à pareille heure. Arrivé à un croisement J’hésitais, J’étais perdu !

Je choisissais de prendre le chemin qui montait vers la lande et bien m’en pris car au bout de quelques minutes je débouchais dans un endroit dégagé qui surplombait le lac.

Sous le halo de la lune, se profilait la forme reconnaissable du roc Trévézel. Un peu plus à gauche la chapelle du mont St Michel dressait son clocheton vers le ciel.  Je savais maintenant où j’ étais.
Le vent s'était levé, un air humide et froid montait du sol. Je relevais mon col et allongeais le pas. Soudain, un hurlement déchira le silence de la nuit !.

Là, devant moi, juché sur un rocher, apparaissait la silhouette d'un animal de forte taille. Pétrifié sur place je restais muet. Deux yeux jaunes et brillants m'observaient en silence.- Un loup ! J’étais sûr que c’était un loup et  celui là était énorme. Je sentis mon sang se glacer et une coulée de sueur froide parcourut mon dos.
La bête s'était ramassée sur elle même prête à bondir. Je tâtai ma poche et doucement en sortis un opinel que j’ ouvris. Cette arme semblait bien dérisoire face au loup mais j’ étais prêt à vendre chèrement ma peau. Tout à coup, l'animal fit un bond prodigieux ! Sous le choc, je roulais dans les genêts. La bête était sur moi et je sentais son haleine fétide sur ma gorge. D'un geste rapide je plantai mon opinel dans l'arrière train du loup puis, me relevant brusquement je me lançais dans une fuite éperdue à travers la lande. La bête devait être sur mes traces et je fonçais droit devant moi sans prendre garde aux ajoncs qui me déchiraient le visage. J’errais longtemps entre landes et marais, avant d'apercevoir la petite lumière d’une habitation. J’étaits sauvé. Rassemblant mes dernières forces,  je me dirigeais vers celle ci.

La porte était entrouverte mais j’avais beau frapper personne ne me répondait. Doucement je poussai la porte

(à suivre)

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commentaires

Renard 26/09/2009 03:14


Je comprends maintenant, j'ai lu la suite avant cette partie... il faut dire que j'ai du retard pour traiter mes mails..
Angoissante cette partie de l'histoire... 


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  • : Penn Bazh bâton Breton
  • Penn Bazh bâton Breton
  • : Les Bretons brandissaient leurs terrible penn-bazh ! Je ne sais plus de quel ancien livre j'avais tiré cette phrase mais ce fut le début d'une belle aventure.
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