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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:54

Il y a bien longtemps, l’ajonc qui peuple nos landes ne portait point d’épines. C’était un arbuste aux fleurs délicates et odorantes. A chaque fois qu’il voyait Catou, Yann en coupait quelques branches qu’il tressait soigneusement, pour lui en faire une couronne et orner sa chevelure.

Yann aimait Catou et Catou aimait Yann. Malheureusement Yann était pauvre et le père de la jeune fille ne voulait pas de cette union. Un jour, qu’il s’étaient donnés rendez vous sous le grand chêne, Yann vit Catou arriver en pleurs.

- Que se passe t’il ma bonne amie, pourquoi tant de larmes ?

- Mon père veut me marier à un gros marchand de bêtes de Carhaix, il prétend que tu n’es qu’un va-nu-pieds et que tu ne saurais faire mon bonheur, Yann , il faut nous enfuir, je ne veux pas épouser ce maquignon. 

Yann s’assit sur le talus et prit sa tête entre ses mains.

-Partir, mais pour où et de quoi vivrons nous ?  Non, il faut trouver un autre moyen. Reviens demain ici même, la nuit porte conseil.

Le lendemain Yann se rendit sous le chêne, Catou n’était pas là. En l’attendant, il se mit à lui tresser une couronne de fleurs d’ajoncs. Il attendit longtemps jusqu’à la tombée de la nuit mais Catou ne vint pas. Alors Yann se dirigea vers le village et s’arrêta à la maison de sa bien- aimée.

- Ouvrez- moi ! c’est Yann je veux voir Catou.

La porte s’ouvrit brusquement laissant apparaitre le père de la jeune fille.

- Tu ne verras rien du tout, je l’ai promise, d’ailleurs sa robe est faite et dès la fin du mois elle sera mariée. Quant à toi ! disparais  avant que je ne te caresse le dos avec mon penn bazh !

Yan baissa la tête, Catou !  En épouser un autre !  Lentement, comme un homme ivre, il disparut dans la nuit.

C’est au petit matin qu’un paysan découvrit son corps pendu à une branche du grand chêne. Quand elle apprit la nouvelle Catou s’enferma dans une profonde torpeur, elle ne mangeait plus, ne disait mot et dépérissait à vue d’œil. Tous les jours elle se rendait sous le vieux chêne et restait là des heures à attendre Yann. Un beau matin elle disparut, on la trouva étendue sous le grand arbre, parée de sa robe de mariée. Elle avait sur son cœur une couronne d’ajonc et sur ses lèvres un dernier sourire celui des amants que la mort réunit.

Et c’est depuis ce jour, qu’épines sur ajoncs poussent en souvenir de leur amour.  

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commentaires

elfig 27/09/2009 00:37


une trés belle histire si bien racontée , e visualise tres les deux amants et cet amour plus fort que la mort , 
Continue à nous charmer . Kénavo


saadou 26/09/2009 01:22


elle est belle et triste ton histoire et tu la racontes bien
bises le passager


le passager 25/09/2009 23:07


hé oui parfois les contes font rire, parfois ils font peur ou bien pleurer
J'en ai un autre encore plus triste mais j'attendrai encore un peu.
amitié renard et merci encore pour tes jolis textes qui nous font rêver


Renard 25/09/2009 22:48


Bouh.... ça me fait froid dans le dos cette légende...
Bonne soirée à toi 


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  • : Les Bretons brandissaient leurs terrible penn-bazh ! Je ne sais plus de quel ancien livre j'avais tiré cette phrase mais ce fut le début d'une belle aventure.
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