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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 18:19

Youen était un brave homme, il vivait non loin des marais d’où il extrayait la tourbe qu’il vendait pour subsister. Un soir, alors qu’il regagnait sa chaumière après une dure journée de labeur, il vit une carriole sur le bord du fossé. Un homme coiffé d’un large feutre à la mode ancienne, essayait de remettre en place une roue qui s’était détachée.

- Holà ! L’ami, dit Youen, je vous vois fort en peine, tenez bon je vais vous aider.

S’arque boutant de toutes ses forces à la carriole, il la souleva pendant que l’autre remettait la roue en place. L’homme sans dire un mot, repris sa place sur l’attelage.

- Permettez que je monte à vos côtés, j’habite à une lieue d’ici à peine, J’ai charrié la tourbe toute la journée et je dois vous avouer que de me faire porter jusque chez moi me fera le plus grand bien.

L’inconnu hocha la tête en signe d’acquiescement.

Pas très bavard, se dit youen en montant à ses côtés.

Tout au long du chemin, notre ami essaya d’engager la conversation, mais l’autre imperturbable restait muet. Sous son chapeau on distinguait à peine son visage, il semblait très pâle et fort maigre. Quand il arrivèrent à proximité de la chaumière, Youen mit pied à terre en remerciant l’homme.

- Attends ! dit celui-ci. En m’aidant tu m’as fait gagner du temps et le temps est pour moi très important car j’ai à faire un ouvrage qui ne souffre aucun retard. Je vais te rendre un peu de ce temps que tu m’as fait gagner.

Il prit dans son sac une poignée de cire qu’il malaxa entre ses doigts osseux puis il y ajouta une mèche pour faire une bougie.

- Prends cette bougies et chaque année à la même époque, place la allumée sur le seuil de ta porte.

Youen remercia l’homme en tremblant, car il venait de reconnaître en son compagnon de route le terrible Ankou. Celui-ci repris sa route et disparu dans la brume ne laissant plus entendre que le grincement des roues qui s’éteignit dans la nuit.

Si un soir, vous promenant sur la route qui borde le marais vous apercevez une petite lueur, c’est la bougie de Youen, il paraît qu’il vit encore.

 

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commentaires

Chris 01/11/2009 20:39


Il fallait lire l'âne bien évidemment ...Quelle étouurdie, je suis !!!
Chris qui mériterait le bonnet de l'âne


Chris 01/11/2009 20:37


Saperlipopette !!! Il y a des fois où je devrais me relire ... Grrr
Quel dommage de ne pouvoir corriger ses fautes ...
J'ai écorché l'Ankou et une faute à Sot ...
Voilà qui me rappelle une dictée impossible.
Un sot monté sur un âne tenait dans un seau, le sceau du roi. Le chee=val fit un saut et les 3 s... tombèrent.
Comment écrivons-nous le dernier " so" ??!!


le passager 01/11/2009 21:34


S  O  non ?


Ad'a 31/10/2009 21:20



Tourbe des marais
Premier vizir fourbe
Mais où j'ai fourré ma pipe ?
Sacrebleu !
Ad'a



le passager 01/11/2009 20:17


j'ai du bon tabac....


Chris 31/10/2009 19:32


Du Blog d'Ada et la privatisation de la Poste, me voilà en terre bretonne en compagnie de l'Akou.
Mr le Passager, je suis ravie d'avoir fait un sot jusqu'ici ...


le passager 01/11/2009 20:18



Merci pour ton passage CHRIS



saadou 31/10/2009 12:41


c'est vrai qu'elle est belle ta bannière, agathe a beaucoup de gout!
encore une belle histoire...
t'es ou là?
bisous le vadrouilleur


le passager 01/11/2009 20:21



salut Saadou je rentre à l'instant de Brocélande où j'ai rendu visite à une amie sorcière spécialisée dans les plantes et breuvages magiques 



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  • : Les Bretons brandissaient leurs terrible penn-bazh ! Je ne sais plus de quel ancien livre j'avais tiré cette phrase mais ce fut le début d'une belle aventure.
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