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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:01

Il faut absolument que je vous raconte une histoire qui m’est arrivée il y a fort longtemps. Oh ! ce n’est pas un conte, peut-être même  allez vous me prendre pour un fou et pourtant, ce n’est que pure vérité.

J’étais à cette époque un jeune commercial et ce matin là, je ne sais pour quelle raison, j’empruntais une autre route que celle qui me menait habituellement sur mon lieu de travail. Nous étions en automne et une légère brume couvrait les bocages de la campagne Avesnoise. J’étais à mi chemin quand la brume se fit plus épaisse, devant moi, la route disparaissait peu à peu sous un lourd manteau de brouillard. C’était comme si le monde avait disparu je n’y voyais plus rien. Au bout d’un moment je dus me résoudre à stopper mon véhicule de peur de  verser au fossé. Que faire ? C’est sûr j’allais être en retard, jamais je n’aurais dû prendre cette petite route de campagne. Après m’être garé sur ce qui me semblait être le bas côté de la route, je descendis de mon véhicule et m’avançai doucement cherchant à me situer. Face à moi des arbres à l’allure  fantomatique  dressaient leurs silhouettes inquiétantes,  une ronce traitreusement placée en travers de mon chemin me fit trébucher, je me relevais en jurant,  les mains et les genoux couverts de boue. Mais où était donc passée ma voiture ?  J’avais dû m’enfoncer dans un sous bois sans m’en apercevoir. Je fis demi-tour et me mis à courir écartant les branchages qui, tels des mains avides, s’agrippaient à moi. J’étais perdu ! la sueur perlait sur mon front et une peur irraisonnée m’envahissait peu à peu. Je m’arrêtais tout à coup car là, devant moi assis au pied d’un chêne, se tenait un grand chien au pelage argenté. Il ne semblait pas animé de mauvaises intentions et sa présence me rassura. Son maitre n’est peut être pas loin, pensai-je, aussi quand le chien se leva et partit en trottinant, je me mis à le suivre. Je ne m’étais pas trompé car quelques mètres plus loin j’aperçus une faible lumière, le chien m’avait mené à son domicile ! Pauvre domicile que celui-ci, bâti de terre, de paille et de branches, la masure ressemblait à ces cabanes que construisaient il y a plus de cent ans, sabotiers, bûcherons et charbonniers. Le chien pénétra par la porte entrouverte et je m’apprêtais à en faire autant quand ...

- Maudite femme, tu vas me le payer !

Je m’arrêtais sur place interloqué et risquais un œil par l’entrebaillement de la porte.

- Tu t’es trop moquée de moi, il faut en finir !

 L’homme qui venait de parler me tournais le dos, sa silhouette trapue et massive se penchait sur le corps frêle d’une femme qu’il avait saisie à la gorge. Ses doigts noueux enserraient la malheureuse qui suffoquait. Il me fallait intervenir, mais je n’en eu pas le temps car le chien venait de bondir, sa puissante  mâchoire se referma avec un claquement sec sur le cou de l’homme faisant jaillir un flot de sang rouge et épais.

Devant cette scène horrible, pris de panique je m’enfuis dans la brume qui doucement se levait. Quelques minutes plus tard j’étais sur la route et ne tardais pas à retrouver ma voiture. Je repris la route en tremblant et m’arrêtais à la première ferme que je rencontrais, là jJe priais le propriétaire de prévenir la gendarmerie tout en lui contant mon histoire. Celui-ci me regarda d’un air goguenard et se mit à rire.

- Mon bon monsieur, me dit il, je vois bien de quel endroit vous parlez, mais à ma connaissance, il n’y a dans ce bosquet, ni masure, ni âme qui vive,. Croyez moi en vous arrêtant vous avez dû vous endormir et  vous avez rêvé toute cette histoire.

Devant l’assurance de mon fermier, je  me rendis à l’évidence, j’avais dû m’assoupir et tout cela n’avait jamais existé que dans mon imagination. . Le brouillard joue parfois de curieux tours et pourtant...

Le soir en rentrant de mon travail par le même chemin je m’arrêtais à l’entrée du bosquet. Une pancarte indiquait le nom du lieu dit le Quesne au leu  ce qui veut dire le chêne au loup. Etait-ce un rêve ou avais-je été le témoin d’un drame surgit du passé ? Cette question me hantera encore longtemps. 

 

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commentaires

mima 11/12/2009 15:58


tu racontes de superbes histoires, inquiétantes peut-être...mais j' aime beaucoup !


le passager 11/12/2009 16:51


merci Mima


agathe 10/11/2009 18:38



j'opte pour le drame surgit du passé
cela me plait mieux
tu sais j'avais un ami , qui à l'époque ou l'alcootest n'existait pas
avait repris la route au petit matin,
et sur une route de campagne il s'endort , sa voiture se retrouve dans un large fossé
mais pas du tout renversée elle était comme sur la route , les roues calées dans le fond du fossé
il avait tellement bu que lorsque les gens qui habitaient dans une ferme  pas très loin sont venus lui porter secours il a fait comme s'il conduisait il pensait
il ne vont rien voir ,
quand on est arrivés et qu'on l'a vu ainsi on était écroulés de rire

bien sur ça ne fait sourire que moi




saadou 09/11/2009 19:46


mais ou c'est-y qu'est-y-don?
faudrait voir à arrêter de courir les monts d'arrées et revenir sur le blog!
gros bisous


le passager 09/11/2009 20:27


Mais non ! y né pas perdu


saadou 08/11/2009 20:03


moi, j'y crois!
bises à toi


le passager 09/11/2009 20:26



Il y a toujours une part de vérité dans les contes. Pour celui-ci le brouillard, la rencontre avec le chien au lieu dit le quesne au leu tout celà est vrai, pour le reste j'ai du rêver quoi
que ...



Renard 07/11/2009 17:48


Peut-être un drame qui s'est passé autrefois, il y a tellement longtemps que plus personne ne s'en souvient, et dont à cause du brouillard, tu as été le témoin  car tu t'es trouvé là à une
date anniversaire (et oui, les drames ont bien droit de revivre à leurs dates d'anniversaires)... tu sais, comme dans le film "Le sixième sens"... va savoir...  
Bonne journée à toi Passager 


le passager 08/11/2009 10:35


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